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Assurance emprunteur diabète : surprime et AERAS

Les types de diabète et leur impact

Il existe 3 types principaux de diabète, avec des impacts différents sur l'assurance :

  • Diabète de type 1 (DT1) : insulinodépendant, démarre souvent avant 30 ans, plus à risque de complications. Surprime 50-150 % selon équilibre.
  • Diabète de type 2 (DT2) : non-insulinodépendant (au début), démarre souvent après 40 ans, lié au surpoids. Surprime 30-100 % selon équilibre.
  • Diabète gestationnel : survient pendant la grossesse, disparaît après. Pas de surprime en général (temporaire).

Les critères évalués par l'assureur

Le questionnaire médical d'assurance évalue plusieurs éléments liés au diabète :

  • Type de diabète : 1, 2, gestationnel, autres (MODY, LADA).
  • Date du diagnostic : depuis quand le diabète est connu. Plus c'est ancien, plus l'assureur a de recul.
  • Traitement : régime seul, antidiabétiques oraux (metformine, etc.), insuline, pompe à insuline.
  • HbA1c (hémoglobine glyquée) : marqueur de l'équilibre glycémique sur 3 mois. Objectif < 7 % pour un bon contrôle.
  • Complications : néphropathie (rein), rétinopathie (yeux), neuropathie (nerfs), coronaropathie (cœur), artériopathie (jambes).
  • Facteurs de risque associés : surpoids, hypertension, cholestérol, tabac.
  • Suivi médical : fréquence des consultations, ophtalmologiques, cardiologiques.

Surprimes indicatives par profil

ProfilHbA1cComplicationsSurprime indicative
DT2 récent, bien équilibré< 7 %Aucune30-50 %
DT2 stabilisé, traitement oral< 7,5 %Aucune50-80 %
DT2 sous insuline7-8 %Sans gravité80-120 %
DT1 bien équilibré< 7,5 %Aucune50-100 %
DT1 avec complications légères7,5-8,5 %Rétinopathie stade 1-2100-180 %
DT2 déséquilibré> 8,5 %Présentes150-300 % ou refus

La Convention AERAS et le diabète

La Convention AERAS (Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) encadre l'accès à l'assurance pour les personnes ayant un diabète :

  • Plafonnement des surprimes : pour les prêts < 320 000 €, la surprime maximale est de 3× la prime de base (vs 5-10× sans convention).
  • Mécanisme de solidarité : en cas de surprime excessive, un fonds collectif prend le relais.
  • Grille de référence : critères précis pour évaluer le risque diabète et proposer un tarif encadré.
  • Bureau Central de Tarification (BCT) : en cas de refus, peut obliger un assureur à vous couvrir au tarif normal.

Droit à l'oubli pour le diabète

Le droit à l'oubli (introduit par la loi Lemoine 2022) permet aux anciens malades de ne plus déclarer certaines pathologies après un délai. Pour le diabète :

  • Diabète (tout type) : pas encore éligible au droit à l'oubli automatique. En discussion pour 2027.
  • Cancer : éligible après 10 ans de rémission (et 5 ans pour les cancers pédiatriques).
  • Hépatite C : éligible après 10 ans de guérison.

Le diabète est plus complexe à mettre en droit à l'oubli car c'est une pathologie chronique, pas un épisode aigu. Mais la recherche médicale progresse, et de plus en plus de diabétiques vivent longtemps avec un bon contrôle.

Stratégies pour réduire la surprime

  1. Optimiser l'équilibre glycémique : viser une HbA1c < 7 % pendant 6-12 mois avant la souscription. Montre un bon contrôle du diabète.
  2. Suivi médical régulier : consultation diabétologue tous les 3-6 mois, ophtalmo annuel, cardio annuel. Montre un suivi sérieux.
  3. Limiter les facteurs de risque : arrêt du tabac, contrôle du cholestérol et de l'hypertension, activité physique.
  4. Courtier spécialisé : April, Celside, Magnolia connaissent les assureurs les plus tolérants pour les profils diabétiques.
  5. Garantie alternative : si refus d'assurance classique, demander une caution mutuelle (mutuelle de cautionnement) ou une hypothèque.
  6. Capital plus petit : emprunter moins pour passer sous le seuil AERAS (320 000 €) et bénéficier du plafonnement.

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Questions fréquentes

Une personne diabétique peut-elle emprunter et s'assurer ?

Oui, une personne diabétique peut emprunter et s'assurer, mais avec une surprime variable selon le type de diabète (type 1, type 2, gestationnel), l'équilibre glycémique (HbA1c), la présence de complications, et l'ancienneté du diagnostic. La Convention AERAS (Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) permet l'accès à l'assurance pour les prêts &lt; 320 000 € avec un plafonnement des surprimes à 3× la prime de base.

Quelle est la surprime pour un diabète de type 2 bien équilibré ?

Pour un diabète de type 2 bien équilibré (HbA1c &lt; 7 %), sans complication, et stabilisé depuis 2+ ans, la surprime varie de 30 à 80 % selon les assureurs. Pour un diabète de type 1 bien équilibré, la surprime est légèrement plus élevée (50-100 %). Pour un diabète déséquilibré ou avec complications (néphropathie, rétinopathie, neuropathie), la surprime peut atteindre 150-300 %, voire un refus.

Qu'est-ce que le droit à l'oubli pour le diabète ?

La Convention AERAS a instauré un 'droit à l'oubli' pour certaines pathologies. Depuis 2022, le diabète (type 1 ou 2) ne figure plus dans la liste des pathologies avec droit à l'oubli automatique. En revanche, la grille de référence AERAS propose des tarifs plafonnés pour les diabétiques équilibrés. Pour les prêts &lt; 320 000 €, la surprime est plafonnée à 3× la prime de base.

Que faire en cas de refus d'assurance pour diabète ?

Plusieurs recours en cas de refus : (1) Faire appel à un courtier spécialisé qui identifiera un assureur plus tolérant. (2) Demander un réexamen du dossier avec un bilan médical récent (HbA1c, bilan des complications). (3) Saisir le Bureau Central de Tarification (BCT) pour les prêts &lt; 320 000 €. (4) Demander une garantie alternative (caution mutuelle, hypothèque, nantissement). (5) Réduire le capital emprunté pour passer sous le seuil AERAS.

Le diabète gestationnel est-il un risque aggravé ?

Le diabète gestationnel (survenant pendant la grossesse et disparaissant après l'accouchement) n'est généralement pas considéré comme un risque aggravé par les assureurs, car il est temporaire. Il peut être déclaré sans surprime dans la plupart des cas. En revanche, les femmes ayant eu un diabète gestationnel ont un risque accru de développer un diabète de type 2 plus tard (30-50 % dans les 10 ans), ce que l'assureur peut prendre en compte dans le tarif.

Sources citées

Dernière vérification : 18 juin 2026

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